Suppléments carburant après achat
17 juin 2026
Volotea fait marche arrière
Quelques semaines après que la Commission européenne a rappelé qu'une compagnie aérienne ne pouvait pas modifier rétroactivement le prix d'un billet déjà vendu, Volotea a annoncé l'abandon de son mécanisme de supplément carburant pour toutes les nouvelles réservations effectuées à partir du 10 juin 2026.
Pour rappel, cette pratique avait suscité de nombreuses réactions au sein du secteur du voyage. Dans un contexte de hausse du prix du kérosène, certaines compagnies envisageaient de répercuter une partie de ces coûts sur des billets déjà vendus.
Dès l'apparition de cette pratique, l'UPAV s'est mobilisée aux côtés de la VVR et de l'ECTAA afin d'alerter les autorités compétentes et de défendre les intérêts des agences de voyages et de leurs clients.
La Commission européenne a ensuite confirmé un principe fondamental : le prix d'un billet d'avion doit être connu au moment de l'achat et ne peut être modifié ultérieurement au moyen d'un supplément carburant imposé après la réservation.
La décision de Volotea de retirer ce mécanisme constitue une évolution positive pour l'ensemble du secteur. Elle confirme l'importance d'un cadre réglementaire clair, garantissant la transparence des prix, la protection des consommateurs et la sécurité juridique des professionnels du voyage.
L'UPAV continuera à suivre attentivement ce dossier et à défendre les intérêts de ses membres auprès des autorités belges et européennes.
13 mai 2026
L’UPAV entendue par les autorités européennes
La Commission européenne a rappelé cette semaine un principe essentiel pour le secteur aérien : une compagnie aérienne ne peut pas ajouter un supplément carburant après l’achat d’un billet d’avion.
Dans un contexte de forte hausse du prix du kérosène liée aux tensions au Moyen-Orient, certaines compagnies avaient tenté d’introduire des mécanismes permettant d’adapter rétroactivement le prix des billets déjà vendus.
Bruxelles a été très claire : toute modification rétroactive du prix d’un billet d’avion est exclue dans le cadre de la réglementation européenne relative à la protection des consommateurs et aux pratiques commerciales déloyales.
Cette clarification constitue une bonne nouvelle pour l’ensemble du secteur du voyage.
Laisser s’installer ce type de pratique aurait pu créer un précédent particulièrement dangereux, avec des conséquences importantes en matière de sécurité juridique, de relation client et de confiance dans le processus de réservation.
Dès l’apparition de cette pratique sur le marché, l’UPAV a réagi rapidement en collaboration avec l’EECTA et la VVR. Le dossier a été signalé auprès des instances compétentes, dont le SPF Économie, et nos conseils juridiques ont immédiatement été mobilisés afin d’analyser la conformité de ces mécanismes avec le droit européen et belge.
Nous sommes aujourd’hui satisfaits de constater que les autorités européennes ont confirmé une position claire sur ce sujet.
La Commission rappelle toutefois une distinction importante concernant les voyages à forfait. Dans le cadre d’un package organisé par une agence de voyages ou un tour-opérateur, une adaptation tarifaire liée au carburant peut être prévue contractuellement, conformément à la Directive Voyages à Forfait et à la législation belge.
Dans ce cas :
• une augmentation jusqu’à 8 % du prix du voyage peut être appliquée si elle est prévue dans le contrat ;
• au-delà de 8 %, le voyageur dispose du droit d’accepter la hausse ou de résilier sans frais.
L’UPAV continuera à suivre attentivement l’évolution du dossier et à défendre les intérêts des professionnels du secteur dans un contexte particulièrement sensible pour le transport aérien et le tourisme.
Sources :
https://www.lechotouristique.com/article/volotea-met-fin-a-sa-promesse-de-voyage-equitable