Licence bruxelloise. L’UPAV maintient la pression

En l’absence de gouvernement bruxellois pleinement opérationnel pendant près de 600 jours, certains auraient pu penser que quelques dossiers structurels allaient tranquillement s’endormir. Ce n’est pas vraiment le style de l’UPAV.

Le temps politique peut parfois sembler suspendu. Les incohérences réglementaires, elles, restent bien concrètes.

Lors de nos dernières Assemblées générales, nous nous étions engagés à faire avancer ce dossier. Engagement maintenu, même si, il faut bien le reconnaître, l’actualité institutionnelle bruxelloise n’a pas facilité le tempo. Ce n’est pas notre faute si Bruxelles a connu une longue pause politique.

Aujourd’hui, un gouvernement est en place. Les promesses de cohérence et de simplification administrative offrent une fenêtre d’opportunité. Nous comptons bien la saisir pour relancer activement la question de la licence obligatoire pour exercer le métier d’agent de voyages à Bruxelles.

Une incohérence réglementaire claire

En Région wallonne et en Région flamande, aucune licence spécifique n’est requise pour exercer. À Bruxelles, une autorisation administrative demeure obligatoire pour les agences dont le siège social y est établi.

Pour rappel, voici la procédure officielle :
https://economie-emploi.brussels/autorisations-specifiques-agences-voyages-maison-mere

Un même métier. Un même cadre européen. Une même obligation d’assurance en insolvabilité. Mais une exigence supplémentaire uniquement à Bruxelles.

Cette différence de traitement ne renforce ni la lisibilité du secteur ni sa cohérence nationale.

La protection existe déjà

La sécurité du voyageur repose sur l’obligation légale d’assurance en insolvabilité, applicable sur l’ensemble du territoire belge. Le cadre de protection est uniforme. La licence régionale bruxelloise n’ajoute pas de garantie supplémentaire tangible pour le consommateur, seulement des contraintes, financières et administratives aux professionnels bruxellois.

L’UPAV à l’action

Via notre représentation au sein des commissions de l’UCM, nous avons officiellement signalé cette incohérence aux autorités bruxelloises.

Notre message est simple. Si simplification administrative et cohérence réglementaire figurent réellement parmi les priorités, ce dossier doit logiquement en faire partie.

Le sujet est relancé.


Nos membres bruxellois sont défendus.

L’UPAV poursuit son travail.

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